[Test PS4] In Nightmare

Sortie le 29 mars 2022, In Nightmare s’est fait attendre. Nous avons reçu le jeu sur PS5 dans un premier temps mais le test sortira dans sa version PS4. In NIghtmare est développé par Beijing Magic Fish Technology Co et publié par Maximum Games. Lorsque nous avons reçu le jeu à télécharger celui-ci était accompagné d’un guide des solutions aux énigmes. Une fois sous l’emprise du jeu, nous avons compris pourquoi car certaines n’ont pas une résolution très logique au premier abord.

Dans ce jeu d’aventure horrifique en vue 3D isométrique, on incarne un petit garçon appelé Bill dont les difficultés familiales et scolaires vont le mettre dans un état de coma végétatif à la suite d’une dépression lourde. Cet enfermement va le confronter à ses peurs et aux monstres cauchemardesques issue de son esprit torturé. Il faudra faire preuve de courage et d’ingéniosité pour éviter toutes ces menaces et déjouer les puzzles de son esprit. Fuir la réalité est devenu son seul refuge.

Nous allons avoir 6 chapitres pour découvrir le passé de cet enfant. Le hall des rêves est le point de chute de chacun des chapitres ou presque. En effet, le chapitre 3 s’enchaine avec le 4 sans revenir dans ce hall. Durant ce voyage, nous allons devoir faire preuve de discrétion car marcher ou courir fait du bruit et les monstres vont nous repérer plus facilement. Alors, c’est en position accroupi que nous devrons passer la plupart de notre temps. Nous devrons parfois choisir entre la course ou la démarche silencieux pour sortir d’une zone. Toutefois, notre souffle limite notre course donc il faudra apprendre à gérer notre endurance. Grâce aux âmes Elan, nous pourrons améliorer celle-ci. Pour lutter contre les montres, nous n’aurons que l’éblouissement pour disparaître de leur vue. Cet éclat de lumière nous est apporté par le transport d’orbes de rêve. Nous pourrons augmenter la durée de cet étourdissement et le nombre par la récolte de pot d’orbes. Nous avons également les armoires, les buissons et dessous de table pour nous cacher des ennemis. L’armoire ne vous sauvera pas si vous êtes poursuivis en revanche les tables oui.

Nous sommes accompagnés durant toute notre progression par Bikti, un joli papillon lumineux qui vous éclaire le chemin. Il peut ainsi nous précéder pour dévoiler des monstres ou des éléments à collecter. Son champ d’action évoluera au fur et à mesure du jeu. Cependant, il a 2 types de lumières : la première est accessible, en appuyant sur R2, comme une torche et la deuxième, en appuyant sur L2, pour dévoiler en luminescence bleue les pas, les murs et autres objets cachés. Ces capacités se rechargent en collectant les consommables : essence de rêves et fiole de conscience. Nous pourrons en porter jusqu’à 12 de chaque en récoltant : les coffrets de jade et les coupes en argent.

Afin de suivre l’histoire de notre personnage, nous allons ramasser diverses notes disséminées à travers les chapitres. Le jeu ne contient pas de dialogue alors seules les notes expliquent l’intrigue durant notre progression. Il faut savoir également que plusieurs fins sont possibles pour découvrir la vérité sur les mésaventures de notre héros. On peut accéder aux informations collectées par le menu pause en cliquant sur note puis histoire. Ainsi, nous saurons si nous avons oublié de ramasser un objet important et dans quel niveau. La fin, que nous visualiserons, dépendra de la quantité de notes et d’objets qui mettront à jour la vérité sur les déboires de Bill.

Dans le hall des rêves, on pourra visualiser les différents objets collectés :

· Les différentes apparences de Bill et Bikti
· Les images conceptuelles
· Les musiques du jeu
· L’arbre à fantômes
· Le manège à grues
· Les morceaux de phare
· Les pièces de la marionnette Ginger
· L’armoire des Trophées

Vous avez également des totems, qui peuvent atteindre le niveau 4, pour faire évoluer les capacités de Bikti :

· Les plumes d’Eyas pour augmenter la distance à laquelle il peut voler
· Les Cœurs spirituels diminuent le rythme de consommation de conscience lorsque l’on utilise la capacité de détection
· L’œil spirituel augmente la portée de la détection

Nous pouvons en trouver plusieurs dans un même chapitre. Ils sont souvent bien dissimulés alors ne pas hésiter à explorer et mettre en route la luminescence bleue.

Abordons l’aspect sonore du jeu. En effet, la boîte à musique reste en fond. La musique deviendra oppressante lors des phases de fuite par augmentation du volume et de tonalité. Autrement, nous ne pourrions pas entendre les monstres et surtout l’intensité de notre souffle. Il faut indéniablement avancer à l’oreille donc avec un casque cela sera plus immersif. Une ambiance lugubre parfaitement réussie.

Parlons de l’aspect visuel, comme nous ne pouvons pas tourner la caméra l’exploration devient pénible. La vision du personnage semble trop proche. En effet, on imagine les monstres ou les issues plus qu’on ne les voit réellement. Toutefois, les différents environnements et le bestiaire de monstres sont particulièrement soignés. Le reflet lumineux jaune que génère Bikti en permanence nous induit parfois en erreur sur les objets à découvrir car il se reflète partout. Lorsque nous sommes dans une armoire pour nous cacher, nous n’avons pas la visibilité de la direction dans laquelle se déplace un monstre. Alors, on sort au petit bonheur la chance. De plus, le mouvement de l’image, lorsqu’il se rapproche de nous dans l’armoire, donne la nausée. A bien réfléchir, une jauge d’endurance pour notre héros n’aurait pas été superflue pour maîtriser la fuite.

Pour ma part, j’ai rencontré pas mal de bugs de jeu. En effet, les chutes dans les trous de map, des espaces dans lesquels le perso reste coincé, des monstres figés à l’écran alors que le même revient nous poursuivre, sans oublier l’erreur qui stoppe le jeu sur un écran bleu avec obligation de relancer en espérant la sauvegarde de la progression.

Toutefois, le problème majeur de ce jeu, qui je vous le rappelle nous avait été donné sur PS5, est une amélioration de Bikti appelé l’œil spirituel. Lorsque nous atteignons le niveau 2 de l’amélioration, la capacité de détection luminescente bleue de Bikti devient inutilisable. Elle est bien sur indispensable à la progression du personnage surtout au chapitre 5. Nous avons pensé, à tort, que cela venait de la version PS5 car tous les jeux ne sont pas « optimisés » pour tourner sur celle-ci. Alors, nous avons recommencer une nouvelle partie, sur une nouvelle version PS4 et le même problème s’est posé. Nous avons cherché pour résoudre cette situation car beaucoup de tests, sur le net, ne sont pas complets mais je me suis acharnée. Il faut changer la langue de la console, ce qui ne changera pas la langue du jeu, pour rendre à nouveau la capacité bleue active sur votre progression. Donc, ce n’est pas un problème de console mais bien un bug de jeu plutôt sérieux car bloquant.

Un détail qui est récurrent : le manque de précision lors des sauts, des échelles et des interrupteurs. C’est décourageant de devoir recommencer des zones plusieurs fois parce que l’interaction avec l’environnement ne s’active pas. Surtout que les scènes cinématiques ne peuvent pas être passer.

Également, une sauvegarde manuelle aurait été une bonne idée plutôt qu’une automatique à des points imprécis. En effet, cela rend les espaces précédents inaccessibles donc si on oublie un objet ou une note, nous sommes obligés de refaire le chapitre en entier et uniquement si nous avons déjà fini le jeu une première fois. De plus, nous devrons récolter les collectibles dans leur totalité à chaque fois que nous recommencerons la zone sauf les totems… C’est frustrant !

A souligner, les puzzles sont conçus pour les esprit affutés. C’est satisfaisant de réussir ces énigmes. Un peu plus d’une dizaine d’heures seront nécessaire pour finir le jeu cela va dépendre de votre manière de jouer et de vos objectifs. La re-jouabilité du jeu est possible cela permettra la complétude des collectibles et des trophées. On en frissonne d’avance.

En conclusion, In Nightmare est avant tout l’histoire d’un enfant en souffrance. Ce personnage est attachant. Il nous ressemble un peu quelque part. Nous avons l’impression, qu’en finissant le jeu, on sauvera l’existence de ce garçon. Alors, on s’accroche malgré les lenteurs. On persévère malgré les longueurs. C’est peut-être l’histoire de nos propres angoisses qui nous obligent à affronter les peurs de cet enfant plutôt que de fuir la réalité. Nous avons gardé notre âme d’enfant avec la détermination d’un adulte. Alors soyons forts, manette en main…

👍 Jolis environnements lugubres
👍 Puzzles et énigmes pointues
👍 Musique horrifique

👎 L’imprécision des actions
👎 Sauvegarde automatique
👎 Caméra trop proche du personnage

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Rédacteur en chef du média "Ma Vie De Geek" et passionné de toutes les générations de JV et + !

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