[Test ps5] Okinawa Rush

Décembre 2021, je sors d’un test comment dire … Violent ! Violent par sa brutalité impitoyable mais aussi part son côté enfantin qui ne laisse aucune chance manette en mains. Bienvenue dans le monde de Okinawa Rush.

Développé par Sokaikan ltd, Storybird Games et Sokaikan Limited, Okinawa, comme je vais l’appeler, me rappelle les jeux de ma tendre enfance. Assis au rayon jeux vidéo de ma grande surface, je regardais longuement les boites des jeux NES en me disant que j’aimerai bien avoir des jeux comme : Faxanadu, Rygar, Tortues Ninjas ou encore Zelda avec sa cartouche dorée. Je ne pensais pas, à cet âge-là, que les jeux, pour certains, seraient si difficiles. J’entends par là que souvent la jaquette ne reflète pas ce qu’il va se passer sur l’écran. Notre âme d’enfant laisse imaginer un jeu tout mignon avec des personnages gentils, comme si on jouait un prince charmant sur son cheval blanc … Pas du tout ! Ici, on se fait défoncer tous les 3 mètres. Okinawa ne rigole pas et ne laisse pas d’hésitation quand un combat est engagé.

Il parait simple de jouer à Okinawa mais il demande quelques compétences particulières : celles de gérer son calme et de ne pas jeter la manette contre les murs. Je vous rassure aucune manette n’a été cassée pendant le test de Okinawa Rush. En revanche, quelques mots bien léchés ont pu sortir de ma bouche c’est certain. Cela va sans dire que vous allez souffrir si vous y jouez en mode « chill » !

Okinawa n’est quand même pas facile. Il faut l’avouer. En revanche, on peut prendre beaucoup de plaisir si on se lance dans le mode histoire qui permet de faire pas mal de choses intéressantes. Des salles d’entrainements vont vous permettre de faire évoluer votre personnage (au nombre de 3) et ainsi devenir plus fort au fur et à mesure que vous vous entrainez. Les statistiques évoluent sur plusieurs critères que ce soit force, défense ou énergie vitale. A vous de bien upgrader votre guerrier pour affronter au mieux les niveaux qui vous attendent.

Le gameplay est lui aussi à l’ancienne. Une certaine latence se fait sentir pour donner aux plus jeunes un avant-gout d’antan. Il faut savoir que dans les années 90, les jeux vidéo existaient sans internet, sans jeux dématérialisés et sans MAJ (mise à jour). Quand il y avait des bugs ou des soucis d’ordre technique et bien tu n’avais aucun moyen de contourner la chose. Tu hurles ta douleur quand tu n’arrives pas à passer le niveau ou qu’un boss te rends fou depuis des jours. Tout n’était pas aussi précis qu’aujourd’hui. On galérait un peu plus à notre époque mais on aimait ça !

Je retrouve ce gameplay dans Okinawa qui me donne souvent du fil à retordre. Le Die and Retry porte bien son nom ici. Avancer, mourir et recommencer telle est la devise de Okinawa. Alors, je me prête au jeu et mes premiers runs sont, tel un bélier voulant défoncer une porte, un échec ! Je m’entête, encore et encore, jusqu’à ce que je comprenne que ce n’est pas la bonne méthode. Alors, je décide de faire les choses bien. Je lis tous les dialogues ainsi que les tutos pour mieux combattre. Je progresse dans le jeu tout en marchant sur des œufs. Je ramasse tous les objets et pièces que je peux car ma vie en dépend. Sauver les femmes et les hommes ligotés est tout aussi important que ma propre vie ! C’est stressant mais je kiffe ! Alors, je continue et je m’améliore. Je comprends certains mécanismes qui reviennent en boucle. Je construis mes parties, je joue avec les ennemis en avançant, petit à petit, sans oublier le temps qui passe. Ce temps, votre pire ennemi ! Il vous fera rejoindre le Game over ! Devoir activer un levier à l’autre bout de la carte puis revenir sur ses pas pour vous faire éclater par un boss qui en deux coups vous mettra K.O c’est ça la magie de Okinawa Rush. Est-ce que on aime se faire mal ? Par moment, je me le demande.

C’est frustrant de se dire que j’aurais pu aller plus loin. Que j’ai merdé ici et là alors que je pouvais le faire ! Chaque centimètre gagné est une victoire. Chaque ennemi vaincu donne une sensation d’être invulnérable. Quand, soudain, une porte tombe et qu’un gros méchant apparait. Là, le moral en prend un coup mais on va voir de quoi il en ressort. Et, quand enfin on passe au niveau suivant, un souffle de soulagement se fait sentir ! La crispation sur la manette disparait et les zygomatiques tombent. C’est ça que je recherche dans un jeu qui me donne du fil à retordre et de me dire que je suis capable de le faire. Le caract.’ design du jeu est top ! Je me crois dans un jeu sur Megadrive avec une meilleure fluidité. J’ai l’impression de voir un jeu des années 90 sans les gros bouillis de pixels qui faisaient saigner mes yeux !

Ça fait un bien fou de pouvoir mettre les mains sur ce genre de pépites. Là où tout le monde se jettent sur des gros AAA qui finalement n’apportent pas grand-chose en termes de gameplay ou d’innovation, avec Okinawa Rush c’est surprise à chaque partie lancée. Vous allez adorer. C’est certain !

Je suis un vieux du jeu vidéo pour certain mais quand je pose les mains sur un jeu ps5 « dédié » je ne ressens pas l’implication des dev’ pour faire que leur jeu me procure des sensations nouvelles que ce soit technologiques, visuelles ou même de ressentis manette en mains. A contrario, avec des jeux comme Okinawa Rush, j’ai un plaisir fou à y retourner, à prendre des manchettes et me faire battre comme un mal propre. C’est la racine des jeux d’aujourd’hui et c’est aussi pour ça que Okinawa Rush existe ! Montrer à plusieurs générations que faire des bons jeux c’est possible sans pour autant en prendre plein la tronche technologiquement. Pas besoin de4K HDR en 60fps, on s’en fout, nous on veut juste jouer à de vrais jeux … Et Okinawa Rush en fait partie !

Lien de la boutique : Okinawa Rush

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Rédacteur en chef du média "Ma Vie De Geek" et passionné de toutes les générations de JV et + !

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